02/02/2026

11–17 minutes

Olivier Véran et le TDAH : ce qu’il faut savoir en 2026

Gabriel Moreau

Olivier Véran et le TDAH : ce qu'il faut savoir en 2026

Le TDAH chez l’adulte: une réalité complexe et souvent méconnue

Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) n’est pas exclusivement une affaire d’enfants. Bien que les premiers signes puissent apparaître dès le plus jeune âge, de nombreuses personnes ne reçoivent un diagnostic qu’à l’âge adulte, parfois après des années de malaises non identifiés.

En 2026, la compréhension du TDAH évolue, mais des stéréotypes persistent encore. Ce trouble neurodéveloppemental touche environ 3 à 5 % de la population adulte en France, soit plusieurs millions de personnes. Pourtant, il reste entouré de préjugés, souvent perçu comme une simple agitation ou un manque de volonté, alors qu’il s’agit d’une différence de fonctionnement cérébral avérée.

Les personnes concernées peuvent éprouver des difficultés dans leur organisation, leur régulation émotionnelle, leur concentration ou encore leur gestion du temps. Comprendre ces enjeux est essentiel pour favoriser l’empathie et améliorer la prise en charge.

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Question 1: Quel est le pourcentage d’adultes en France estimé à vivre avec le TDAH?

Question 2: Le TDAH est principalement un trouble de:

Qui est Olivier Véran et pourquoi son témoignage compte

Olivier Véran lors d

Olivier Véran est une figure publique bien connue, ayant occupé le poste de ministre de la Santé pendant la crise sanitaire de 2020-2021. Sa notoriété dépasse largement les frontières politiques, notamment grâce à sa communication directe et sa présence médiatique intense. En 2025, après avoir quitté ses fonctions ministérielles pour revenir à la pratique médicale, il a fait une révélation personnelle: il est diagnostiqué TDAH.

Ce moment a marqué un tournant dans la visibilité du trouble en France. En se livrant dans le magazine Zèbres et Cie, dédié à la neurodiversité, il a brisé un silence que beaucoup respectent par crainte du regard des autres. Son témoignage n’est pas seulement celui d’un ancien ministre, mais aussi d’un médecin qui comprend désormais son propre fonctionnement cérébral sous un jour nouveau.

En partageant son expérience, Olivier Véran a donné une légitimité scientifique et humaine à la discussion sur le TDAH adulte. Alors que le trouble est souvent minimisé ou mal diagnostiqué, son statut d’ancien ministre de la Santé renforce l’impact de ses mots. Il n’a pas simplement parlé de ses symptômes, mais a mis en lumière des enjeux plus larges: la nécessité d’une meilleure prise en charge, la lutte contre la stigmatisation, et la reconnaissance du TDAH comme une composante de la diversité humaine.

Son témoignage invite à repenser la manière dont la société perçoit les neurodivergences, non pas comme des déficiences, mais comme des modes de fonctionnement différents.

Son parcours illustre aussi une réalité fréquente: le diagnostic tardif. Nombre d’adultes vivent des années avec des difficultés non expliquées – troubles du sommeil, difficulté à se concentrer, sensation d’agitation mentale constante – sans jamais obtenir d’explication claire. Olivier Véran a confié qu’il souffrait de troubles du sommeil récurrents, un symptôme courant chez les personnes TDAH.

En 2026, de plus en plus de professionnels de santé reconnaissent ces signes, mais l’accès à un diagnostic reste inégal, notamment pour les adultes. Le fait qu’un médecin de formation, ayant occupé un poste central dans le système de santé, ait attendu la fin de son mandat pour être diagnostiqué, en dit long sur les lacunes persistantes.

Le TDAH vu par Olivier Véran: un atout et non une faiblesse

L’un des aspects les plus marquants du témoignage d’Olivier Véran est sa manière de repositionner le TDAH. Plutôt que de le présenter comme un handicap, il l’a qualifié d' »atout« . Cette formulation, forte et positive, invite à dépasser le discours purement médical pour explorer les dimensions fonctionnelles de la neurodivergence.

L’hyperactivité, souvent perçue comme un défaut de contrôle, peut se transformer en une forme d’énergie, de créativité ou de capacité à enchaîner les tâches avec intensité. Dans un environnement adapté, ces traits peuvent devenir des leviers de performance. Véran suggère ainsi que le TDAH, bien compris et bien accompagné, n’empêche pas la réussite – bien au contraire.

Ce regard positif ne nie pas les difficultés. Il reconnaît simplement que la réalité du TDAH est nuancée. Il peut être source de souffrance, notamment en milieu scolaire ou professionnel peu adapté.

Toutefois, il peut aussi engendrer des forces: une capacité d’attention intense sur les sujets qui passionnent (le « hyperfocus »), une créativité débordante, une énergie soutenue. Le défi n’est donc pas d’éliminer le trouble, mais de l’intégrer, de l’accompagner, et, autant que possible, de l’exploiter.

C’est cette perspective que Véran a voulu transmettre en parlant publiquement de son diagnostic. Son message est clair: reconnaître son TDAH, ce n’est pas s’étiqueter, c’est se donner les moyens de mieux fonctionner.

En 2026, de nombreuses études appuient cette vision. Des recherches menées par des centres spécialisés montrent que les personnes TDAH, lorsqu’elles bénéficient d’un accompagnement adapté, peuvent exceller dans des métiers exigeants, innovants ou à forte intensité. Ce n’est pas une contradiction, mais une reconnaissance de la diversité des profils cognitifs.

Le témoignage d’Olivier Véran s’inscrit dans cette évolution: il contribue à normaliser le TDAH, à le désacraliser, et à l’intégrer dans le panorama des expériences humaines valides.

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Le concept de neurodiversité: comprendre au-delà du TDAH

Couverture du magazine Zèbres et Cie, dédié à la neurodiversité

Le témoignage d’Olivier Véran s’inscrit dans un mouvement plus large: celui de la reconnaissance de la neurodiversité. Ce concept, qui s’est imposé progressivement depuis les années 2010, propose de considérer les différences neurologiques – comme le TDAH, les troubles DYS, l’autisme ou le haut potentiel intellectuel – non pas comme des pathologies à corriger, mais comme des variations naturelles du fonctionnement humain.

Le magazine Zèbres et Cie, auquel Véran a confié son histoire, est un exemple parlant de cette approche. Lancé par la journaliste Céline Lis-Raoux, il s’adresse directement aux personnes neuroatypiques, leur offrant un espace d’information, de partage et de reconnaissance.

En 2026, la neurodiversité gagne du terrain, notamment dans les milieux éducatifs, professionnels et de santé. Des entreprises mettent en place des aménagements spécifiques pour recruter et accompagner des profils neurodivergents. Des formations sont proposées pour sensibiliser les managers.

Dans le système scolaire, des dispositifs d’accompagnement individualisés se développent, bien que de manière inégale selon les régions. Le but n’est pas de « normaliser » les élèves, mais de leur permettre de s’épanouir selon leurs modalités propres. Ce changement de perspective, porté par des voix comme celle de Véran, transforme la manière dont la société envisage la différence.

La neurodiversité invite aussi à repenser le langage. Parler de « trouble » est parfois nécessaire sur le plan médical, mais cela peut renforcer une vision pathologisante. De nombreuses personnes préfèrent parler de « différence neurologique » ou de « profil cognitif atypique ».

Ce n’est pas une question de politique, mais d’identité et de respect. En reconnaissant que le cerveau humain ne fonctionne pas de manière unique, on ouvre la voie à une société plus inclusive, plus inventive, et finalement plus humaine.

Les défis persistants dans la prise en charge du TDAH

Malgré les progrès, plusieurs obstacles subsistent. Le premier est l’accès au diagnostic. En 2026, le nombre de spécialistes formés au TDAH adulte reste insuffisant, et les délais d’attente peuvent atteindre plusieurs mois, voire plus d’un an dans certaines régions.

Cette situation pénalise particulièrement les adultes, dont les symptômes ont souvent été ignorés ou mal interprétés pendant des décennies. De nombreux médecins généralistes ne sont pas suffisamment sensibilisés à la problématique, ce qui retarde encore la prise en charge.

Un autre défi est celui du traitement. Si les médicaments comme les stimulants sont efficaces pour une partie des patients, ils restent entourés de polémiques et de réserves, notamment en France où leur usage est plus encadré qu’ailleurs en Europe. De plus, le traitement ne se limite pas aux médicaments: il inclut des approches psychologiques, des stratégies d’organisation, des aménagements environnementaux.

Or, ces accompagnements ne sont pas toujours remboursés ou accessibles. Le coût des thérapies, des bilans neuropsychologiques ou des formations peut représenter un frein majeur pour de nombreuses personnes.

Enfin, la stigmatisation persiste. Même si des voix comme celle d’Olivier Véran contribuent à changer les mentalités, de nombreux préjugés demeurent. Le TDAH est encore trop souvent perçu comme une excuse, une mode, ou un manque de discipline.

Ces idées reçues peuvent entraîner de la honte, du déni, ou des conflits dans la vie personnelle et professionnelle. Sensibiliser, informer, et surtout écouter les témoignages, reste donc une priorité absolue.

Aspect Situation en 2026 Évolution par rapport à 2020
Diagnostic adulte Accès difficile, délais longs Légère amélioration
Médicalisation Encadrement strict, réticences Stable
Stigmatisation En baisse, mais persistante Nette amélioration
Reconnaissance sociale En hausse, grâce aux témoignages Progression marquée

Comment le témoignage d’Olivier Véran fait avancer les choses

Le choix d’Olivier Véran de parler publiquement de son TDAH n’est pas anodin. Il a qualifié cette démarche d' »entorse à [son] vœu de silence pour la cause ». Ce mot, « cause », est significatif.

Il ne s’agit pas seulement d’un aveu personnel, mais d’un acte militant. En utilisant sa notoriété, il met en lumière une réalité que beaucoup vivent dans l’ombre. Son statut de médecin renforce encore la portée de son message: si un spécialiste de la santé a mis du temps à se reconnaître dans ce trouble, comment peut-on attendre d’un patient lambda qu’il le fasse seul?

Ce témoignage agit sur plusieurs niveaux. D’abord, il légitime la souffrance invisible. Beaucoup de personnes TDAH se sont entendu dire qu’elles « manquaient de volonté » ou qu’elles « étaient trop agitées ».

En entendant un homme aussi brillant et accompli dire qu’il partage ces difficultés, cela brise l’isolement. Ensuite, il encourage d’autres personnes à consulter, à se faire accompagner, à ne pas se résigner. Enfin, il interpelle le système de santé: s’il a fallu que l’ancien ministre de la Santé soit diagnostiqué après avoir quitté ses fonctions, c’est que quelque chose ne fonctionne pas.

Le fait qu’il ait choisi de s’exprimer dans Zèbres et Cie est également symbolique. Ce n’est pas un média grand public, mais une plateforme dédiée à la neurodiversité. En s’adressant directement à cette communauté, il montre qu’il ne cherche pas la notoriété, mais la reconnaissance.

Il rejoint un mouvement, il ne le crée pas. C’est une démarche d’humilité et de solidarité, qui renforce encore l’impact de son message.

Quelles perspectives pour le futur du TDAH en France

Réunion de professionnels de santé discutant de la prise en charge du TDAH en 2026

En 2026, l’avenir du TDAH en France semble marqué par une tension entre progrès et résistances. D’un côté, la sensibilisation augmente, les témoignages se multiplient, des initiatives émergent dans l’éducation et l’entreprise. De l’autre, les structures de santé peinent à suivre, les inégalités d’accès persistent, et les idées reçues mettent du temps à disparaître.

Le chemin vers une prise en charge globale, précoce et adaptée est encore long.

Cependant, des signes encourageants existent. Des associations multiplient les campagnes d’information, des formations se développent pour les enseignants et les professionnels de santé, et les médias parlent de plus en plus du sujet. Le témoignage d’Olivier Véran s’inscrit dans cette dynamique.

Il ne résout pas tous les problèmes, mais il contribue à changer le regard. Il montre que le TDAH n’est pas une fatalité, ni une faiblesse, mais une réalité complexe qui peut, dans certaines conditions, devenir une force.

L’enjeu désormais est de passer de la parole à l’action. Il ne s’agit plus seulement de sensibiliser, mais de transformer les systèmes: éducatif, sanitaire, professionnel. Il s’agit d’accompagner les personnes, de valoriser leurs atouts, et de ne plus les laisser se débattre seules.

Le chemin est tracé, mais il demande de la volonté, des ressources, et surtout, une écoute sincère.

Comment accompagner une personne TDAH au quotidien

Vous côtoyez peut-être une personne qui vit avec le TDAH, que ce soit dans votre famille, votre cercle d’amis ou votre milieu professionnel. En 2026, savoir comment l’accompagner de manière bienveillante est essentiel. Le premier pas est d’écouter sans juger.

Évitez les phrases comme « tu n’as qu’à te concentrer » ou « tu es toujours dans la lune ». Ces remarques, même bien intentionnées, peuvent renforcer la culpabilité. Privilégiez plutôt des formulations ouvertes: « Comment puis-je t’aider? », « Qu’est-ce qui te fonctionne le mieux? ».

Ensuite, adaptez votre communication. Les personnes TDAH peuvent avoir du mal à suivre des instructions complexes ou trop longues. Privilégiez des messages clairs, structurés, et vérifiez que l’information a bien été reçue.

Des outils simples comme les listes, les rappels ou les agendas partagés peuvent être très utiles. Enfin, reconnaissez les efforts. La réussite d’une personne TDAH repose souvent sur des stratégies personnelles complexes.

Même les petites victoires méritent d’être valorisées. Ce type de soutien, basé sur la compréhension et la flexibilité, fait toute la différence.

Pour approfondir votre compréhension, l’article Comment pense un adulte TDAH en 2026? offre des éclairages précieux sur les processus mentaux spécifiques à cette condition.

Questions fréquentes

Quand Olivier Véran a-t-il révélé son diagnostic de TDAH?

Il a fait cette révélation publique en juin 2025, dans les colonnes du magazine Zèbres et Cie, dédié à la neurodiversité.

Quel type de TDAH Olivier Véran a-t-il?

Les informations disponibles indiquent qu’il a été diagnostiqué avec une forme d’hyperactivité, bien que les détails cliniques précis n’aient pas été publiés. Il utilise lui-même le terme « hyperactivité » pour décrire son expérience.

Pourquoi Olivier Véran a-t-il parlé de son TDAH?

Il a indiqué avoir fait « une entorse à [son] vœu de silence pour la cause », soulignant ainsi sa volonté de sensibiliser et de briser la stigmatisation autour du TDAH.

Le TDAH est-il un trouble uniquement infantile?

Non, le TDAH persiste souvent à l’âge adulte. Bien que certains symptômes évoluent, comme une hyperactivité moins physique mais plus mentale, la personne continue d’être affectée dans sa vie quotidienne.

Est-ce que le TDAH peut être un atout?

Oui, dans un environnement adapté, certaines caractéristiques du TDAH, comme l’énergie, la créativité ou le « hyperfocus », peuvent devenir des forces. Olivier Véran lui-même parle de son TDAH comme d’un « atout ».

Quels sont les symptômes courants du TDAH chez l’adulte?

On retrouve notamment des difficultés de concentration, une impulsivité, une mauvaise gestion du temps, des troubles de l’organisation, des oublis fréquents, et des troubles du sommeil, comme ce fut le cas pour Olivier Véran.

Comment se fait le diagnostic du TDAH à l’âge adulte?

Il repose sur une évaluation neuropsychologique complète, incluant des entretiens cliniques, des questionnaires, et parfois des bilans cognitifs. Il est important de consulter un professionnel spécialisé, car le TDAH peut être confondu avec d’autres troubles.

Quelle est la prévalence du TDAH en France?

On estime qu’environ 3 à 5 % des adultes en France vivent avec un TDAH, soit plusieurs centaines de milliers de personnes, dont la majorité n’a pas encore reçu de diagnostic.

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