21/08/14 - 11h00

Bilan de Julia Derossis, ancienne journaliste de La Montagne (5 mois après ...)

 

Près de cinq mois sans elle…

 

Je n’aurai jamais cru que deux séances d’hypnose suffisent à me séparer de celle qui m’a accompagnée durant plus de dix ans. Pourtant cela fait bel et bien cinq mois que je ne l’ai plus approchée… ou du moins presque… Les soirées entre amis sont les plus difficiles. Un verre ou deux et la tentation est trop forte.

 

Alors oui je l’avoue, j’ai cédé une fois mais le dégoût a été tel que cela m’a suffit une bonne fois pour toute. Le goût pâteux que la fumée m’a laissée dans la bouche a été plus qu’efficace. A se demander comment j’ai fait durant toutes ses années pour la supporter.

 

Aujourd’hui je n’y pense plus.

 

Parfois je suis même dégoutée par son odeur. J’ai presque rejoins le clan de ces non-fumeurs qui m’horripilaient à l’époque « - Sérieusement, il ne peut pas aller plus loin avec sa clope ?! ».

 

Je suis fière de l’avoir quittée et j’éprouve enfin ce sentiment de liberté dont tout les ex-fumeurs me parlaient « tu verras tu n’auras plus à supporter toutes ces contraintes ! » Accro, je ne comprenais pas du tout de quoi ils me parlaient mais maintenant je le sais, je suis enfin libérée et je le souhaite à tous les fumeurs."

Auvergne > Puy-de-Dôme > Riom 15/04/14 - 06h00

Après trois séances d’hypnose, l’heure du verdict : est-ce efficace pour arrêter de fumer ?

 
C’est déjà l’heure de ma dernière séance d’hypnose. Et des premiers jours sans cigarette. C’est dur mais je m’accroche !
 

Parce que j'ai essayé sans jamais y arriver, j'ai décidé de leur confier la lourde tâche de m'aider à la quitter. Farid Marouani et Fleur Stimamiglio, hypnotérapeutes, m'ont déjà reçue deux fois dans leur cabinet pour me permettre d'en finir une bonne fois pour toutes avec la cigarette. Une dernière étape m'attend au terme de laquelle ce sont dix ans de dépendance qui devraient partir en fumée. Théoriquementæ

 

Le jour J, c'est avec déchirement que je regarde chacune de mes dernières cigarettes et à H-2, la hantise de perdre la face m'obsède. Comment peuvent-ils être aussi certains que je n'aurai plus cette envie qui date de plus de dix ans ? Bien qu'invraisemblable pour tous ceux qui ne l'ont jamais connue intimement, j'aime la cigarette !

 

La der des ders

 

Je l'aime par -15 °C, je l'aime avec un bon café, je l'aime après une séance de ciné, je l'aime au volant, je l'aime matins, midis et soirs ! Ce que je n'aime pas, c'est son odeur qui s'imprègne sur mes vêtements, devoir supporter les -15 °C le temps de la fumer, voir ses cendres recouvrir la banquette arrière de ma voiture et surtout, ne pas réussir à m'en débarrasser !

 

Juste avant de me diriger vers le cabinet des deux praticiens, je me réserve cinq bonnes minutes pour savourer ce qui devrait être la der des ders. Après avoir fumé la moitié du filtre, je l'écrase et entre dans le cabinet des deux praticiens. Cette fois, c'est Fleur qui mène la séance. Je m'habitue très rapidement à sa voix douce et rassurante. Comme lors de la séance précédente (notre édition du vendredi 28 mars), je me laisse aller dans un rêve guidé par l'unique son de sa voix.

 

Une fois terminé, je me sens apaisée. Je sens dans le regard de Fleur et Farid une pointe d'impatience : « Alors, comment vous sentez-vous ? » Un peu tourneboulée par cette longue sieste, j'ai d'abord un peu de mal à mettre des mots sur mon état. « Je vais bien… Enfin, il me semble ».

 

Pour les deux praticiens, je suis officiellement non fumeuse. « Si vous avez la moindre difficulté, il ne faut pas hésiter à nous appeler. Nous seront là à n'importe quelle heure ». Une info plutôt intéressante sachant qu'à peine sortie, j'ai déjà envie de rallumer une cigarette.

 

La première soirée est difficile, très difficile mais n'ayant plus de cigarettes, la question ne se pose même pas. Le manque me réveille la nuit et le jour qui suit s'acharne encore un peu plus. Chaque seconde qui passe est un véritable supplice. Lorsque j'arrive enfin à oublier un peu, je me souviens que j'ai oublié, puis j'y repense. Comme dans un film, la paranoïa s'installe. Les gens se transforment en cigarette géante et chaque sujet de conversation me ramène à la même conclusion : « Il faut que je fume ». Mais pour une raison que je ne m'explique pas, impossible de demander une cigarette, les mots ne veulent pas sortir de ma bouche. Persuadée que l'hypnose n'avait eu aucun effet sur moi, son utilité se dévoile enfin, semble-t-il.

 

La liberté
au bout des doigts

 

Le deuxième jour est à quelque chose près identique au précèdent et au suivant. Chaque moment de latence est une souffrance. Impossible de rester assise à ne rien faire, il faut occuper mon esprit pour éviter de me torturer davantage.

 

Finalement, le quatrième jour sera fatidique. Seule chez moi, je craque, et allume une demi-cigarette trouvée sur la table du balcon. Le verdict tombe à la deuxième bouffée, lorsque mon cerveau fait trois tours sur lui-même. Un vertige plus puissant que celui de ma toute première cigarette me fait éteindre ce bâtonnet toxique sans aucune hésitation.

 

Aujourd'hui, cela fait une semaine que j'ai arrêté. Ma respiration est plus fluide, mon teint est paraît-il « plus lumineux » et surtout, je me sens libérée. Bien que l'envie de fumer survienne encore à chaque fin de repas, au moment de l'apéritif et à chaque café, la liberté de ne plus être dépendante vaut sans aucun doute tous ces sacrifices. Défi relevé !

 

Julia Derossis

Auvergne > Puy-de-Dôme > Riom 28/03/14 - 06h00

Après maintes et maintes tentatives, j’essaie l’hypnose pour dire adieu à la cigarette

 

J’ai décidé de recommencer ma vie : j’arrête de fumer ! Aujourd’hui, je m’allonge sur le divan et je confie, non sans appréhension, mon subconscient aux hypnothérapeutes…

 

Le verdict est tombé : la cigarette est pour moi une "deuxième maman" qui ne m'a jamais quittée et que j'ai peur d'abandonner. Et donc de ressentir le vide… Après avoir cerné mon lien avec la cigarette (notre édition du 13 mars), Fleur Stimamiglio et Farid Marouani, hypnothérapeutes à Riom, m'ont concocté un scénario personnalisé pour revenir dans mon passé. Leur objectif : me défaire du déclencheur du tabagisme pour vaincre mon addiction (*).

 

Voyage dans
un rêve hypnotique

 

J'ai peur ! À en croire Fleur Stimamiglio, il n'y a aucun doute : « Le 8 avril, à 16 h 30, vous serez officiellement non-fumeuse ! ». On verra… Aujourd'hui, j'entame le premier acte d'un joli conte à la fin triomphante " elle vécut heureuse, longtemps et sans contretemps". Avant de me lancer à corps perdu dans cette expérience, il faut avouer que ma vision de l'hypnose était jusqu'alors légèrement faussée par les scènes angoissantes d' Orange mécanique de Stanley Kubrick, dans lesquelles le protagoniste subit un lavage de cerveau à coup d'hypnose, de matraquages visuels et d'injections douteuses.

 

C'est bon signe ! H- 2 avant le moment fatidique, je tente par tous les moyens de me rassurer. Après tout, quel intérêt auraient-ils à me faire danser nue sur une table ou à me lobotomiser le cerveau ? À part une bonne tranche de rire ? Et un malin plaisir à abuser d'un pouvoir de manipulation peu connu du commun des mortels. Un engagement c'est un engagement, pas question de prendre la fuite maintenant ! Un peu fébrile, je me rends au cabinet des deux praticiens. Fleur Stimamiglio et Farid Marouani m'accueillent tout sourire. Le mien est un peu forcé. « Si vous êtes anxieuse c'est bon signe », me confie Fleur. C'est bien la première fois que l'anxiété servira à quelque chose. « Ca signifie que vous serez d'autant plus réceptive à l'hypnose », ajoute Farid.

 

J'hallucine… Toujours un peu inquiète quant à mon état post-hypnose je me lance dans un interrogatoire « Comment je serai après ? Est-ce que je serai comme avant ? Est-ce que je vais vous entendre pendant la séance ? ». Des centaines de scénarios ont défilé dans ma tête depuis que je me suis lancée dans cette aventure. Alors j'étais prête à tout entendre. Genre, « il se peut que vous restiez coincée en enfance et qu'on ne puisse vous faire revenir à la normal » ou « vous pouvez tomber dans un coma profond », ou encore « on a eu un petit problème donc il se peut que dès que vous entendrez le mot "cigarette" vous vous mettiez à rouler parterre en chantant Chantal Goya »…

 

Je me reprends. Mais la réponse de Fleur s'est révélée bien plus réaliste : « Pendant l'hypnose, vous serez simplement dans un état de relaxation. Vous pourrez éventuellement vous endormir mais vous entendrez toujours la voix de Farid. Et pour ce qui est de l'après-hypnose vous serez apaisée et relaxée. Ni plus ni moins ». Je m'installe un peu plus rassurée sur le divan que je redoutais tant. Fleur me tend un casque audio duquel s'échappe une musique d'ambiance "zen". Puis vient s'ajouter la voix rauque et posée de l'hypnothérapeute…

 

Je me détends. Au fur et à mesure je me laisse aller dans un tourbillon de bien-être. Je n'entends plus que sa voix. Je me laisse guider sans trop réfléchir. Puis elle devient peu à peu la voix off de mon propre rêve. Mon ressenti est mitigé. J'ai parfois la sensation de ne pas être du tout embarquée par ce qu'il raconte, alors que dix secondes plus tard, j'ai l'impression d'être à des années lumière. Des frissons me parcourent de gauche à droite comme le grésillement d'un transistor trop éloigné d'un réseau. Puis je sors de ce rêve éveillé : les dix minutes que je pensais avoir passées couchée sur le divan auront en réalité duré… près d'une heure. Comme l'avait prédit Fleur, je me sens bien.

 

Concernant la cigarette, rien de changé. Pour l'instant. Enfin, j'ai l'impression…

 

(*) À la suite de mon premier entretien, deux séances d'hypnose ont été fixées, espacées chacune d'environ quinze jours. Au terme de la seconde, l'arrêt du tabac devrait opérer en « toute simplicité ».

 

À suivre. Dans une prochaine édition,
la description de la seconde séance d'hypnose pour l'arrêt définitif du tabac.

Auvergne > Puy-de-Dôme > Riom 13/03/14 - 06h00

Premier rendez-vous, premier pas vers une vie sans fumée ?

 

Dès la première bouffée, le tabac met sept secondes pour agir dans l’organisme.? - Photo : Jeremie Fulleringer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dès la première bouffée, le tabac met sept secondes pour agir dans l’org

anisme.? - Photo : Jeremie Fulleringer

Première étape avant l'arrêt définitif de la cigarette, l'anamnèse, séance psychothérapeutique qui permet aux deux praticiens de connaître mon lien avec le tabac.

 

Premier rendez-vous, premier pas vers la liberté qui me détachera enfin de ce charbon entubé. L'anamnèse, qui précède les séances d'hypnose, vise à déceler mon rapport à la cigarette.

 

Durant la séance, les deux praticiens me posent des questions. Bien qu'introvertie, je n'ai aucune gêne à leur déballer ma vie. L'ambiance est réconfortante et la cause amplement valable. Ils repassent en revue mes débuts avec la cigarette, l'évolution de mon tabagisme, mon enfance, mes amis, mes amours, mes emm…

 

Une fois une partie de ma vie mise à nue, Fleur Stimamiglio fait l'analyse de notre discussion. Son verdict me laisse bouche bée. Après plus d'une heure de discussion, elle met en lumière ma liaison subconsciente avec la cigarette. Une liaison que je n'avais jamais envisagée mais qui, face à elle, me paraît à la fois pertinente et cohérente.

 

Puis c'est au tour de Farid Marouani d'en rajouter une couche. D'une manière que je ne saurai expliquer, ils réussissent à retracer ma vie.

 

Une fois la séquence émotion passée, j'entame une phase plus terre à terre. Ils me font souffler dans un appareil permettant de mesurer le taux de monoxyde carbone et, vu leur tête, le résultat n'est pas très satisfaisant « Vous êtes à 26 ppm (parties par million), il faut vraiment arrêter, Julia, vous êtes en train de vous suicider sans le savoir ». Une phrase qui, à elle seule, pourrait presque suffire à me faire arrêter de fumer.

 

À suivre. Vous retrouverez régulièrement dans votre journal des nouvelles de notre journaliste. Arrivera-t-elle vraiment à arrêter la cigarette grâce à l'hypnose ?

Auvergne > Puy-de-Dôme > Riom 13/03/14 - 06h00

L’hypnose, pour dire enfin adieu à la cigarette, après dix années de vie commune

 

Julia, journaliste au journal LA MONTAGNE teste pour vous
l'arrêt de tabac par l'hypnose au Centre Energétique !

 

 

Notre histoire ne peut plus durer. Tu prends tes composés chimiques avec toi et tu mets les voiles. - Roland SeguyNotre histoire ne peut plus durer. Tu prends tes composés chimiques avec toi et tu mets les voiles. - Roland Seguy

 

Dix ans de vie commune. Mais il est temps que ca cesse. Je la quitte pour la énième fois, mais ce coup-ci, c’est la bonne. J’espère avoir enfin trouvé la technique imparable : l’hypnose.

 

 

 

 

 

On s'est vu, on s'est plu. Aujourd'hui, ça fait plus de 10 ans que ça dure. Auprès de moi, dans les moments de bonheur, de stupeur ou de douleur. Jamais de remarque déplacée ou de mot plus haut que l'autre. Un réconfort après l'effort, un remontant avant un mauvais moment. 10 ans que ça dure… 10 ans de trop ! « On a seulement 10 % de récidive chez nos patients »
 

Il est temps de mettre un terme à cette relation. Teint grisâtre, dents jaunes, voix à la Jeanne Moreau, risques de cancer, et de banqueroute… Un futur proche résolument inquiétant. Mais il en faut du courage. Combien de fois je me suis dit : « Allez ! C'est la dernière, après j'arrête ! ». Finalement, deux heures d'angoisse plus tard : « En même temps, ils sont un paquet à n'avoir jamais arrêté et le cancer ne les a pas eus pour autant ». Sans parler des instants de panique, irréalistes pour tous ceux qui ne l'ont jamais côtoyée : « J'en ai plus, faut absolument que j'en rachète ! _ Mais on est dimanche ! Tu ne vas pas prendre la voiture juste pour ça !? _ Si, tais-toi, tu ne comprends rien ! ».

 

Bref, j'arrête de fumer pour la énième fois. Après Allen Carr que j'ai relu dix fois, la cigarette électronique que j'ai cassée trois fois, et les patchs que je me suis même collée sous les pieds, j'étais prête à me résigner. Après tout, la voix de Jeanne Moreau est plutôt sexy, non ?

 

Mettre fin à cette liaison morbide

 

Mais ce coup-ci, c'est la bonne. J'espère avoir trouvé la méthode imparable qui mettra fin à cette liaison morbide… L'hypnose. À première vue, ça peut sembler un peu radical, voire même un peu timbré. Mais les chiffres semblent parler d'eux-mêmes « Nous avons seulement 10 % de récidive », me confie Farid Marouani, praticien en psychothérapie et hypnothérapeute à Riom. Récidive ? C'est un peu fort, on n'est pas des meurtriers tout de même ! Quoique…

La cigarette est une arme destructrice qu'il connaît bien et c'est en s'infiltrant dans le subconscient qu'il tente de la neutraliser. « L'arrêt peut se faire en deux séances seulement. D'abord nous allons discuter pour que nous puissions identifier ensemble votre motivation et les déclencheurs de votre comportement avec le tabac, puis nous passerons à deux séances d'hypnose ».

 

À l'entendre, avec sa voix rauque et rassurante, la rupture avec celle qui m'accompagne depuis dix ans se fera en un claquement de doigts ou presque. C'est tout ce que je me souhaite même si je suis un peu réticente à l'idée que quelqu'un s'immisce dans mon cerveau.

 

Fleur Stimamiglio, hypnothérapeute qui accompagne Farid Marouani, me rassure elle aussi : « Vous savez, on ne peut pas hypnotiser les gens, s'ils ne sont pas consentants. Et pendant toute la durée de l'hypnose, vous serez consciente. Quand vous conduisez et que vous vous dites "mince, je suis déjà là", eh bien c'est un peu l'état dans lequel vous serez pendant l'hypnose ».

 

Pratiquement convaincue qu'après ma dernière séance je ne remettrai plus de cigarette dans le coin de ma bouche, je m'engage dans une démarche qu'on pourrait qualifier de pleinement stupide puisque, par peur de la quitter, pour l'instant, j'augmente ma consommationæ Ma façon à moi de profiter de mes derniers instants auprès d'elle. Une relation particulièrement ambiguë qui m'inquiète encore un peu plus quand à mon état de santé.

 

Julia Derossis
riom@centrefrance.com

L’hypnothérapie a le vent en poupe : un outil thérapeutique de plus en plus utilisé

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L’hypnose est un phénomène tout à fait naturel, comme cet état de « rêverie éveillée ».? - photo richard brunel

L’hypnose est un phénomène tout à fait naturel, comme cet état de « rêverie éveillée ».? - photo richard brunel

Non l’hypnose n’est pas une histoire à dormir debout ! Depuis quelques années, elle est devenue un outil thérapeutique dans de nombreuses spécialités médicales. À Clermont, elle est de plus en plus utilisée en pédiatrie, soins palliatifs, dentaires, psychiatrie, au centre de la douleur… Séquence relaxation et explication avec un psychiatre.

Vous êtes au volant de votre voiture. La circulation est fluide. Le temps sec et agréable. La musique en sourdine, vous roulez tranquillement en direction de Paris. Soudain, vous venez de voir le panneau Nevers, et vous vous dîtes : « Je suis déjà là ! Je n'ai pas vu passer la route ». Et vous ne vous rappelez pas avoir dépassé telle ou telle sortie sur le trajet. Vous l'ignorez et pourtant vous venez de vivre un processus hypnotique, somme toute banal. Autre exemple : vous parlez au téléphone tout en dessinant, gribouillant sur une feuille. Explications : « Il s'agit tout simplement d'un état de dissociation furtif ( lire par ailleurs), temps pendant lequel vous êtes en même temps parfaitement dans l'ici et maintenant et tout à fait ailleurs », explique Pierre Guénon, psychiatre attaché au CHU de Clermont-Ferrand, pratiquant l'hypnose.

Un état d'éveil élargi

Ainsi « l'hypnose est un phénomène tout à fait naturel, comme cet état de "rêverie éveillée" lorsqu'on regarde le paysage défiler à bord d'un train et que notre esprit se met à vagabonder ! », poursuit-il. L'hypnose se définit ainsi par un état de conscience « modifié » qui ne correspond ni au sommeil ni à l'état d'éveil habituel. Il n'y a donc, dans l'hypnose, aucun risque à ne pas se réveiller, comme on le craint communément. « On parle d'éveil élargi car en hypnose on accède plus facilement aux émotions, aux souvenirs inconscients », poursuit le médecin.

Concrètement, l'hypnose est « un mode de communication qui permet en quelque sorte de réduire l'influence de notre cerveau scientifique, logique (cerveau gauche), au profit de notre cerveau plus émotionnel, plus créatif (cerveau droit) ». L'imagerie cérébrale a permis de lever le voile sur l'existence de mécanismes neuronaux spécifiques à l'état d'hypnose mais beaucoup de mystère subsiste. Depuis 20 ans, l'hypnose s'est développée dans les hôpitaux et s'apprend grâce à plusieurs diplômes universitaires. « L'hypnose va aider le patient à affronter une difficulté dans un état de concentration élargi, favorable à des changements accrus », explique le docteur Guénon. Il fait ainsi appel à ses ressources internes, pouvant alors trouver seul la solution. « L'hypnose n'est pas un outil d'introspection dans le passé, mais un outil pour construire l'avenir ».

Indications. L'hypnose médicale est indiquée, en psychiatrie, pour les états de stress post-traumatiques, les troubles anxieux et phobies, les addictions, les troubles du comportement alimentaire, du sommeil, pour la gestion du stress, la relaxation… Contre-indications : psychose, délire, schizophrénie.

 

Histoire

L'hypnose est une des premières méthodes d'abord psychothérapeutique. Les Égyptiens l'utilisaient déjà ! L'âge d'or de l'hypnose se situe vers 1885 avec le docteur Charcot et ses célèbres « Leçons du mardi » à la Salpêtrière (1920). Freud y est même venu se former. « 1, 2, 3 vous dormez ! » : Il pratiquait une hypnose directive, tombée peu à peu dans l'oubli. Puis, dans les années 60, Milton Erickson développe le concept d'une hypnose plus respectueuse de ce que peut apporter le patient qui a cours aujourd'hui en médecine.

Selon le courant actuel (DU de la Salpêtrière) l'hypnose est un processus composé de trois phases : une phase d'induction obtenue par fixation sensorielle ; de détachement, décrite comme une dissociation et une phase d'ouverture appelée perceptude.

Michèle Gardette

Auvergne > Puy-de-Dôme > Riom 29/11/13 - 06h00

Avec le coaching mental, on peut se sentir mieux dans son corps… et dans sa tête

 

 - Riom

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Rester en forme n’est pas qu’une question de physique. Parfois, c’est sur le mental qu’il faut agir. Opérée d’une hanche, Christiane s’est trouvé, à 55 ans, et avec l’aide un coach, de nouveaux objectifs de vie. Et elle est en passe de les atteindre.

Au mois de mai, Christiane souffrait tellement d'arthrose de sa hanche qu'elle a fini par accepter la pose d'une prothèse. Une intervention loin d'être bénigne. Pour s'y préparer psychologiquement et physiquement, et aussi récupérer plus vite, Christiane a décidé de se faire accompagner par un coach. Une décision également motivée par la traversée d'une période difficile sur le plan personnel : « J'étais un peu perdue. Parallèlement au fait que je ne pouvais plus marcher à cause de la douleur, j'avais du mal à avancer dans ma vie. Je sentais que j'arrivais à un carrefour, mais je ne savais pas quelle route prendre ». Elle a donc travaillé avec Farid Marouani afin de « retrouver la forme physique et mentale. Le coaching a agi à la fois sur mon physique et sur mon mental, car ma douleur et mon stress ont rapidement diminué ». Christiane a depuis repris une vie normale. « Moi qui suis très active et qui marche beaucoup, je ne supportais pas d'être immobilisée. Là je marche sans ressentir de gêne ou de douleur. Pour moi, c'est grâce à l'opération bien sûr, mais aussi grâce au coaching mental qui m'a aidée à y voir clair ».

 

Acceptation
et confiance en soi
 

« Quand j'ai reçu Christiane, je me suis attaché à la voir dans son entier et à la recadrer sur les plans physique, psychologique et énergétique. On a beaucoup dialogué, car parler c'est vivre, et l'ai aidée, notamment grâce à des techniques de respiration (voir ci-dessus) et de visualisation à développer des mécanismes pour se ressourcer elle-même. Une façon de remettre du carburant dans la machine », détaille le coach.

 

 

Christiane se souvient de ce travail, environ toutes les trois semaines pendant quelques mois, à la fois sur l'acceptation et la confiance en soi : « Le coach et moi, nous avons défini des objectifs que je suis en train d'atteindre. Non seulement j'ai repris une vie normale après l'opération, mais j'ai aussi retrouvé la pêche. Une vraie remise en forme ! Je suis désormais armée pour faire face aux difficultés. D'ailleurs, j'entame une nouvelle vie ailleurs. Et je me sens bien ».

 

Elsa Charnay

                                 Journal LA MONTAGNE                      Edition Riom 14 Mai 2013

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